Il a une nouvelle fois promis qu'il ne laisserait "pas tomber" l'agriculture française.
Arrivé par hélicoptère vers 11 h 20, Nicolas Sarkozy a entamé sa visite ornaise sur le terrain. Le chef de l'Etat s'est rendu dans une exploitation où il a rencontré des représentants du tourisme, de l’agriculture et de l’aide à domicile. Au menu : réunion de travail et dégustation de produits du terroir.
Accompagné du ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, et du ministre de l’Aménagement du territoire, Michel Mercier, Nicolas Sarkozy s'est ensuite rendu au Carré du Perche pour ses voeux au monde rural.
Voyez ci-dessous le récit de cette visite
Reportage : Aurélie Misery & Guillaume Le Gouic

Le chef de l'Etat et son hôte, Denis Pasquert
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| L'agriculture, secteur de pointe de l'économie
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Ne pas laisser tomber l'agriculture française, qui traverse sa plus grave crise des 30 dernières années, et ne pas laisser non plus "démanteler" l'agriculture européenne sont donc les engagements du président au monde rural.
"Tout sera fait, a-t-il déclaré, pour que vous puissiez vivre de ce que vous savez faire et transmettre aux plus jeunes le patrimoine qui est le vôtre".
Pour le chef de l'Etat, "l'agriculture est une activité économique à part entière" et il s'est engagé à tout mettre en oeuvre "non pas pour assurer la préservation de l'agriculture mais pour en assurer le développement", défendant le projet de loi présenté mercredi en Conseil des ministres par son ministre Bruno Le Maire.

Pour tenter d'enrayer la chute des revenus agricoles, qui ont dégringolé de 34% en moyenne en 2009, le chef de l'Etat a insisté sur le "renforcement de la compétitivité" des exploitants et prôné une "meilleure répartition" de la valeur ajoutée entre la production et la distribution. "C'est pas normal que les prix augmentent dans la distribution et que les rémunérations des producteurs diminuent, a-t-il proclamé.
Nicolas Sarkozy a aussi réaffirmé sa volonté de défendre la Politique agricole commune (Pac) européenne, dont certains pays de l'Union européenne souhaite un allègement à l'occasion de sa renégociation à l'horizon 2013. Les premières négociations sur ce dossier doivent débuter cette année.
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| Contre le mandat unique
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L'autre préoccupation du monde rural, c'est la réforme territoriale.
Et là-dessus, Nicolas Sarkozy a été très clair.
Justifiant la division par deux du nombre de conseillers territoriaux prévue dans sa réforme controversée des collectivités locales comme sa "réponse" au cumul des mandats, il a prôné le renouvellement de la classe politique, se montrant cependant "assez réticent" sur la question du mandat unique.
Dans la foulée, le chef de l'Etat a jugé "pas raisonnable pour la France de garder des leaders de formations politiques qui, pendant quarante ans, mobilisent l'attention de toute leur propre famille (...) et l'essentiel de leur énergie à éviter l'inéluctable, c'est-à-dire leur successeur".
"Je pense qu'une démocratie a besoin de respirer", a-t-il ajouté, jugeant que deux mandats successifs pour un président sont "bien suffisants".
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