Les représentants de la FDSEA et des JA ont réagi ce mardi à la plainte déposée par Lactalis

Les représentants de la FDSEA et des JA ont réagi ce mardi à la plainte déposée par Lactalis

L'industriel estime que les opérations menées par les syndicats portent préjudice à sa marque

Le bras de fer se poursuit entre les producteurs laitiers et les industriels du secteur. L'industriel Lactalis contre-attaque sur le terrain judiciaire: il porte plainte et demande réparation au titre du préjudice causé à la marque. 

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Deux organisations syndicales sont visées: la Fédération départementale des syndicats agricoles (FDSEA) et les Jeunes agriculteurs (JA) de l'Orne.

 

Depuis le mois de juin, les acteurs du secteur laitier ne parviennent pas à un accord sur le prix du lait qui doit s'appliquer au troisième trimestre (juillet, août, septembre). Arguant d'une augmentation des cours mondiaux, les producteurs entendent vendre leur lait aux environs de 320 euros la tonne quand le prix proposé par les industriels avoisine plutôt les 310 euros. Les producteurs laitiers ont lancé mercredi 4 août un ultimatum aux industriels: ils ont jusqu'au 12 août pour revenir à la table des négociations.

 

Parallèlement, des campagnes d'étiquetage appelant au boycott des produits fabriqués par les trois grands groupes de l'industrie laitière se multiplient dans les grandes surfaces. Pour Lactalis, ces actions porte préjudice à sa marque. Le directeur de la communication du groupe, Luc Morelon, dénonce également la partialité du mouvement: "il y a des entreprises qui ne sont pas du tout citées, par lâcheté, et qui payent le lait moins cher que nous. Les coopératives ne sont absolument pas mises en cause".

 

Ce matin, les organisations visées ont tenu à réagir, symboliquement, devant le tribunal d'Alençon. Olivier Borel, président de la FDSEA de l'Orne, a dénoncé une tentative d'intimidation de la part de l'industriel. Une tentative vaine selon lui: "L'expression syndicale va perdurer, on continue notre combat. Ce n'est pas parce qu'on nous réclame 300 000 euros que nous allons nous arrêter."

 

Retrouvez le reportage de notre équipe dans l'édition régionale de ce mardi

 

 

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