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Les nouveaux manuels scolaires, tous renouvelés en raison de la réforme des lycées, ne seront pas prêts le 2 septembre.

La porte-parole de l'association Savoir livre, qui regroupe tous les éditeurs scolaires - Belin, Bordas, Hachette, Hatier, Magnard et Nathan, déclare que les éditeurs sont prêts cependant, malgré la publication tardive des nouveaux programmes de seconde.

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L'inconnue porte en fait sur les tirages prévus par les éditeurs. Seront-ils suffisants pour servir à temps toutes les demandes ?


Les prévisions de tirage des éditeurs sont établies en fonction des estimations de marché mais "nul n'est à l'abri d'un succès et des ruptures de stock sont possibles sur certains titres", selon la responsable de l'association Savoir livre.

Les nouveaux programmes de seconde étant parus tardivement cette année suite à la réforme des lycées, les professeurs vont devoir choisir leurs manuels exceptionnellement en septembre, et non pas en juin, d'où les incertitudes sur les tirages.


"Dès que les choix seront connus, les manuels des élèves seront expédiés en fonction des stocks disponibles et les éditeurs déclencheront --si nécessaire-- des impressions complémentaires pour livrer courant octobre les ouvrages à l'ensemble des élèves", a assuré le Syndicat national de l'édition (SNE).

Pour les éditeurs, l'objectif est d'avoir livré la totalité des ouvrages commandés d'ici la mi-octobre.


Dans l'intervalle, des versions numériques des manuels sont accessibles aux élèves et aux professeurs.

De leur côté, les parents d'élèves et les régions ont dénoncé le coût de ce chambardement, souhaitant l'échelonnement du renouvellement des manuels afin que la gratuité assurée grâce aux régions puisse continuer.

Le ministère de l'Education et la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques) évaluent entre 240 et 250 euros par élève entrant en seconde le coût d'une collection complète de manuels.

Un coût appelé à se répéter trois ans de suite pour les mêmes élèves car, après la seconde, la réforme des lycées s'appliquera à la première en 2011 et la terminale en 2012. Et pour les lycéens concernés, il ne sera même pas possible de revendre d'occasion leurs manuels devenus obsolètes.

Les régions cherchent des solutions pour aider les familles les plus démunies. Elles ont "dans leur quasi totalité mis en place une politique active de financement des manuels qui va de 70 euros au financement du total de la collection pour certaines régions", a déclaré lundi le ministre de l'Education, Luc Chatel, lors d'un déplacement dans un lycée parisien.


Il a cherché à rassurer les parents d'élèves, les élèves et leurs professeurs en soulignant qu'"ils auront bien à leur disposition toutes les ressources pédagogiques nécessaires pour la rentrée", que ce soit sous forme papier ou numérique. Citant l'allocation de rentrée scolaire et diverses aides, il a assuré que "les familles ne sont pas démunies face à ce type d'achat".

Laurent Beauvais, président PS de la région Basse-Normandie, estime au contraire que les familles devront "subir les conséquences financières d'une décision prise de manière unilatérale par le gouvernement".

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