Céline Lesage en février 2007
© AFP
Des actes qu'elle a pourtant reconnus dès sa garde à vue en octobre 2007 et au premier jour de son procès, lundi.
Dans son box, elle s'est effondrée pour la première fois depuis le début du procès, ce mercredi après-midi, sans pour autant pouvoir expliquer ses gestes.
"J'ai rien préparé, assure-t-elle en pleurant, tout était là à portée de main, les linges, les ficelles, les sacs poubelle".
"Ce que vous dites n'est pas crédible. Vous niez la réalité des faits", rétorque sèchement l'avocat général Eric Bouillard.
Elle tente: "Je suis coupable, je suis responsable, mais c'est pas possible, j'ai pas pu faire ça...", puis : "Je peux plus dire ce que j'ai dit en garde à vue, c'est trop dur ! "
"Mais vous avez dit la vérité en garde à vue ?", relance la substitut Sarah Huet, qui soutient l'accusation. "Oui", répond Céline Lesage d'une petite voix, avant de disparaître derrière son box.
"Je crois que nous bloquons sur le pourquoi, mais aussi sur le comment", se désole à son tour le président de la cour Hervé Locu, rappelant à l'accusée qu'elle avait promis dans une lettre à son père de "tout déballer" pendant le procès.
Le verdict est attendu jeudi soir. Céline Lesage encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
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